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La gestion des émotions.
Pourquoi est-ce difficile ? 

« Passions, émotions et désirs, quand ils sont convenablement canalisés, possèdent leur sagesse propre : Ils guident notre pensée, nos actions, le choix de nos valeurs, assurent notre survie (…) mais il peuvent aussi nous égarer et le font trop souvent  » Aristote - Ethique à Nicomaque.

 

Le problème ne tient donc pas aux émotions elles-mêmes – joie, colère, peur, tristesse, émotivité, etc. mais à leur justesse et à leur expression !

Et Aristote de poursuivre : « Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulu! » 

Et nous en avons tous fait l’expérience...

Un coup d'état émotionnel !

 

Les neuro-sciences offrent un éclairage nouveau sur le fonctionnement du cerveau et de la psyché comme le présente Daniel Goleman dans son ouvrage "L’Intelligence Emotionnelle", éditions J’ai Lu, 1997. Il est clairement admis que le répertoire émotionnel est inscrit dans notre "cœur" sous forme de tendances innées et automatiques avec prééminence du "cœur" sur le "mental". Pourquoi ? Car c’est une question de survie ! En situations périlleuses, l’action doit précéder la réflexion ! 

En situation de danger - avéré ou non, le trajet parcouru par les signaux sensoriels depuis l’œil ou l’oreille transite vers le thalamus, puis, via une seule synapse, vers le cerveau limbique – l’amygdale en particulier, pour une réaction immédiate.

Un second signal est alors émis à partir du thalamus vers le cortex et néocortex pour une réaction plus complète et plus adaptée mais plus lente. 

 

Responsable de l’apprentissage et de la mémoire affective, l’hippocampe fournit une mémoire précise du contexte des événements (1). L’amygdale gère la réaction réflexe (2). Cette dernière est la sentinelle psychologique du cerveau.

 

L'amygdale passe au crible toutes les expériences vécues par l’individu afin d’y déceler un éventuel problème : « S’agit-il de quelque chose que je déteste, redoute, de nuisible ?"  Si oui l’amygdale réagit instantanément comme un détonateur et transmet l’alerte à toutes les parties du cerveau. Si le référentiel émotionnel est périmé, les réactions sont irrationnelles !

Le cerveau limbique détermine ainsi nos actions avant même que le néocortex ait pu prendre une décision. Joseph Ledoux, chercheur canadien, le confirme : « Anatomiquement, le système qui gouverne les émotions peut agir indépendamment du néocortex. Certaines réactions et certains souvenirs émotionnels peuvent se former sans la moindre intervention de la conscience et de la cognition. » 

 

Dans un second temps, le cortex et le néocortex, chargés d’assembler et de comprendre les perceptions sensorielles en ajoutant aux sensations ce que nous pensons d’elles, des idées, symboles, analysent, rationalisent et tempèrent les sentiments impulsifs de peurs ou de colère déclenchés par l’amygdale pour une réaction réfléchie, et plus adaptée. C’est le rôle des lobes corticaux pré-frontaux, sièges de la mémoire vive qui renferment les données indispensables à l’accomplissement d’une tâche ou la résolution d’un problème. 

 

Les difficultés rencontrées dans la gestion des émotions proviennent du fait que des émotions fortes subjuguent, voire paralysent la pensée. Le cortex est littéralement court-circuité empêchant toute tentative de rationalisation. C’est le débordement émotionnel qui se traduit par l’incapacité de se concentrer en cas de fortes contrariétés, l’atteinte des facultés intellectuelles chez les enfants en cas de perturbations affectives durables, l’effet dévastateur de l’angoisse sur la clarté mentale, les soucis sans cause apparente devenus incontrôlables et insensibles à la raison, l’incapacité de sortir de l’apitoiement sur soi-même, le désespoir, le sentiment d’impuissance malgré l’envie de sourire à la vie.

La volonté - une étroite marge de manoeuvre !

Bien que le cœur - ou cerveau émotionnel, l’emporte sur la raison - le cerveau pensant, chacun dispose d’une certaine marge de manœuvre pour ne pas se laisser submerger par les émotions. 

Le cerveau pensant, conditionné par la volonté, le tempérament, les croyances, l’éducation, peut effectivement prendre l’ascendant sur le cerveau limbique consciemment ou inconsciemment : "On évite de... On compose avec ... On s'oblige à ..."

Ceci est possible à condition de disposer de la vitalité nécessaire ! 

Voilà pourquoi il est plus facile de garder le contrôle en début plutôt qu’en fin de journée et de semaine, en situations favorables qu’en situations de stress chronique, après un accompagnement psycho ou bio-thérapeutique. 

 

Mais à quel prix ?  Tôt ou tard, l’épuisement s'installe ! Et tout repart à volo ! 

La justesse des réactions émotionnelles repose
sur 2 éléments clés

(1) - Le référentiel émotionnel

Comme évoqué précédemment, le référentiel émotionnel est la base de données qui permet de comparer les événements présents aux événements passés. Or, le référentiel est principalement constitué pendant la petite enfance alors même que le système nerveux est immature. Des événements marquants pendant les premières années de vie notamment, sont de nature à fausser le référentiel! 

 

Avec quelles conséquences ? Des réactions fortes, souvent imprécises et inadaptées.

(2) - Le paramétrage réflexe

Il constitue la structure même du fonctionnement cérébral. La gestion des émotions est avant tout un mécanisme réflexe, inconscient et involontaire sur lequel la volonté exerce peu d’influence - contrairement aux idées reçues ! 

 

Or cette base nerveuse est depuis plusieurs générations considérablement fragilisée par les chocs et traumatismes accumulés. La désorganisation des arcs réflexes conduits inéluctablement à des réactions irrationnelles : insécurité, angoisse, dépression, violence, compensation, colère puis regrets, fureur, peur panique, repli sur soi … parfois dès l’enfance, et ce, malgré l’absence d’événements traumatisants vécus personnellement. 

 

Nous pourrions ainsi comparer la gestion des émotions à la mélodie produite par un musicien ayant pris de mauvaises habitudes durant son apprentissage (1) et dont l’instrument n’est pas accordé (2) .... 

Apprendre à gérer ses émotions

Les techniques d’accompagnement personnel - coaching, psychothérapie, hypnose, sophrologie, EMDR, PNL, etc. agissent efficacement sur le référentiel émotionnel (1), en d’autres termes, sur le vécu, l’expérience, les circonstances, sur un événement précis rencontré dans la vie.

 

La singularité de Neuro&Co® est d’agir non sur le plan contextuel mais structurel : sur les centres régulateurs cérébraux et le dérèglement de la base réflexe (2) dont nous avons hérité. L'objectif est de rétablir la parfaite organisation des arcs réflexes telles que nos aïeux en disposaient, pour obtenir des réponses émotionnelles et comportementales adaptées aux sollicitations quotidiennes. En normalisant ce qui à cesser d’être normal, Neuro&Co® ré-accorde l’instrument de musique !

 

Neuro&Co® comble ainsi le vide entre la neurophysiologie et la psychothérapie et constitue un remarquable catalyseur des techniques d’accompagnement courantes. 

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